LES MALADIES ET LE HANDICAP PSYCHIQUES

Les maladies psychiques sont des maladies complexes dont les causes multifactorielles (vulnérabilité génétique, environnement psychosociale, stress, usage de psychotropes…) sont encore mal élucidées  Les troubles psychiques désignent des pathologies recensées dans les classifications diagnostiques selon des critères précis. Les symptômes sont variés et diffus.

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Les principales maladies psychiques : 

  • les schizophrénies
  • les troubles bipolaires
  • les dépressions sévères et persistantes
  • les T.O.C. (Troubles Obsessionnels Compulsifs)
  • et aussi : les troubles envahissants du comportement, les troubles border-line, …

Toutes ces maladies sont génératrices d’angoisse car les  troubles perturbent la pensée, les sentiments, le comportement d’une personne de façon suffisamment forte pour causer de la souffrance et pour rendre l’intégration sociale problématique.

Leur prise en charge est aujourd’hui essentiellement en ambulatoire. Les soins intra hospitaliers en psychiatrie sont réservés avant tout aux situations aiguës. Cette pratique est en cohérence avec les recommandations internationales qui préconisent des séjours hospitaliers courts et orientés vers une réinsertion et une réhabilitation précoces dans la cité.

Mais les périodes de passage entre l’hôpital et le suivi ambulatoire présentent des risques de rupture et de discontinuité des soins, avec pour conséquence des réhospitalisations précoces ou pire encore une désinstitutionalisation inappropriée. Un bon management de ces passages et un accompagnement rapproché des patients limiterait les risques de rupture des soins.

Pour favoriser cette étape :

  • Il faut soutenir l’entourage de la personne et développer l’aide aux aidants.
  • Il  faut éviter les incohérences dans les accompagnements et développer un travail en réseau pour mettre en place un étayage rassurant, contenant et ouvert.
  • Il faut permettre à la personne d’acquérir des habiletés psycho-sociales pour utiliser au mieux ses capacités et interpeler /mobiliser les acteurs tant au niveau médical (CMP, Médecins généralistes) que social et environnemental.
Le Handicap d’origine psychique et ses spécificités

Le handicap psychique renvoie aux limitations d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement et dans la vie quotidienne par les personnes souffrant de troubles psychiatriques.

Les impacts de la maladie sur la vie sociale et professionnelle sont à mettre en relation avec :

  • les troubles de la volition
  • les altérations de la vision du monde,
  • les troubles cognitifs
  • les troubles métacognitifs
  • la somnolence provoquée ou renforcée par les traitements
  • la difficulté des relations sociales générée par le repli sur soi
  • l’absence d’initiatives (apragmatisme)
Spécificités du handicap d’origine psychique
  • Les symptomes sont instables et imprévisibles, ce qui nécessite une évaluation et une adaptation constante des interventions proposées.
  • Bien que la réponse ne soit pas seulement médicale, le parcours de soin est un axe important du parcours de vie des personnes car la stabilisation de la symptomatologie va concourir à un maintien dans une vie plus ou moins autonome et/ou une insertion sociale et professionnelle.
  • Enfin, alors que les capacités intellectuelles sont conservées et peuvent évoluer de manière satisfaisante, ce sont les difficultés dans leur mise en œuvre qui concourent à la situation de handicap psychique. Il convient donc de différencier le handicap psychique du handicap mental qui est la conséquence sociale d’une déficience intellectuelle.
Reconnaissance, évaluation et compensation du handicap d’origine psychique

Reconnaissance

Le handicap psychique est apparu en France sur le plan législatif dans la loi N °2005-12 mais si cette loi définit le handicap elle ne définit pas spécifiquement le handicap psychique. Elle reconnait que des altérations des fonctions psychiques peuvent engendrer une situation de handicap. Elle introduit la notion d’accessibilité et de compensation du handicap.

Évaluation

L’évaluation des situations de handicap psychique reste, à ce jour, encore difficile. Le handicap est sensible au contexte, évolutif et invisible, il nécessite des modalités d’évaluation spécifiques. Ce travail est d’autant plus complexe que les limitations dans la vie quotidienne peuvent faire l’objet d’un déni ou d’une minimisation par les personnes concernées ou leurs proches. Par ailleurs pour une même personne les troubles sont variables et évolutifs.

La spécificité du handicap psychique demande donc une adaptation en continu de l’accompagnement aux besoins et attentes des personnes